De multiples critères sont à prendre en considération quand on aborde l’e-commerce offshore, si bien qu’il est difficile d’aborder le sujet de façon globale. Exemples: secteur d’activités, structure de propriété, taille, pays d’origine, degré de rentabilité ou encore structure de capital. Toutefois, les six études de cas suivantes peuvent représenter six contextes où l’offshore trouve sa place, indiscutablement. Il est évident qu’internet a contribué très largement à l’accessibilité de l’offshore, qui plus est dans des pays où les taxes sont importantes.

Etude de cas des produits électroniques en b-2-b

La compagnie A, située au Royaume-Uni, commercialise du software à destination des professionnels par le biais d’un catalogue de commandes électronique. Sa force de ventes est limitée. La réalisation de son site internet est profitable, et les clients achètent et sont livrés. Le site remporte un succès tel qu’un nombre élevé de commandes est effectué hors des frontières du Royaume-Uni, et provient du monde entier. Le gestionnaire administratif du site, Netsource Ltd, a informé la société A que la concurrence a lancé la fourniture de software sous forme digitale. Il suggère donc à la société A de se placer également sur le créneau. La compagnie MFR, société d’audit dédiée à l’e-commerce et la high-tech, a étudié la faisabilité du projet, valide l’économie substantielle qui pourrait être faite, notamment sur les frais d’emballage, stockage, manutention et livraison, et propose la création de cette nouvelle activité en offshore, notamment aux Iles Caïman, là où elle possède une filiale. Netsource doute de la capacité des Iles Caïmans en infrastructures de télécoms, mais MFR affirme qu’elles y sont suffisantes pour y gérer des téléchargements de software. De plus, l’avenir de la distribution software passera progressivement par la livraison digitale, selon Netsource.

Il semble, par conséquent, que la compagnie A s’oriente vers le transfert de la totalité de son activité en offshore. Si cela s’avérait être le cas, MFR suggère de créer la société aux Iles Caïman de façon distincte, réduisant ainsi les risques de malentendus avec les autorités compétentes britanniques. Suggestion validée par la société A, et ses actionnaires approuvent l’incorporation de SoftDown Ltd aux Iles Caïman, avec l’aide de MFR. Par ailleurs, MFR propose de faire appel à un Fournisseur d’Accès Internet (FAI) local, hébergeant le serveur de SoftDown. Netsource sera chargé de la supervision technique de cette partie du projet, la société A n’y ayant, pour l’instant, aucun objectif de recrutement. La société A répartit donc les rôles de la manière suivante: création de SoftDown Ltd, entité exemptée de taxes aux Iles Caïman, sauf quelques frais annuels; MFR Ltd., aux Iles Caïman. Négociation des contrats de licence et spécifications techniques des données avec les fournisseurs de software, des tarifs réduits doivent être étudiés pour les produits digitaux. Les procédures standards pour l’obtention des licences doivent être suivies: Installation du serveur et des systèmes (catalogue de front et infrastructures de commandes avec systèmes de paiement sécurisé multi-devises, base de données software et système de distribution): Netsource avec le Fournisseur d’Accès Internet des Iles Caïman. Ouverture des comptes bancaires, cartes de crédit, et procédures d’autorisation: MFR. Installation du software dans la base de données: Netsource avec le Fournisseur d’Accès Internet des Iles Caïman. Enfin, selon MFR, SoftDown, entité située aux Iles Caïman, n’aura pas de TVA dans l’Union Européenne et ne sera pas imposable sur ses ventes aux Etats-Unis.